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Les différents modes d’extraction des huiles de CBD
Les différents modes d’extraction des huiles de CBD
En quelques années seulement, le CBD est devenu une substance très recherchée et appréciée des consommateurs. Ce n’est pas étonnant quand on se penche sur toutes ses vertus potentielles ! Si de nombreux produits dérivés voient le jour, c’est l’huile de CBD qui reste la forme la plus utilisée des amateurs de cannabidiol. Pour obtenir tous les bienfaits de la plante, il est important de choisir des produits de qualité qui respectent certains critères. Le processus d’extraction de l’huile de CBD en fait partie. Dans cet article, nous passons en revue 4 méthodes d’extraction possibles.
L’extraction de l’huile de CBD par CO2 supercritique
L’extraction par CO2 supercritique est la méthode la plus avancée et la mieux adaptée pour extraire du cannabidiol à grande échelle.
Ce processus consiste à travailler le dioxyde de carbone (CO2) de la matière pour atteindre un état supercritique, comme l’indique son nom. Son but ? Extraire les molécules en fonction de leur nature chimique afin d’obtenir une huile de CBD full spectrum ou broad spectrum.
Pour se faire, il est nécessaire d’obtenir un changement d’état du dioxyde de carbone en supercritique. La méthode utilise une température et une pression contrôlée, favorable à une « décarboxylation des cannabinoïdes du chanvre ». Ce terme définit l’action des propriétés des cannabinoïdes par la chaleur. Lors de la transformation, les cannabinoïdes perdent une molécule de CO2 et deviennent actifs.
Bon à savoir : Lors d’une extraction au CO2 supercritique, l’intégrité des molécules est préservée.
Si le CO2 est adapté à l’extraction de matière végétale, c’est parce qu’il est pur. Non volatile et non toxique, il ne pollue pas ! Cette méthode est d’ailleurs celle que l’on utilise pour décaféiner le café.
Le seul inconvénient de ce processus d’extraction est son coût puisqu’il demande l’utilisation d’un équipement complexe de haute technologie et des connaissances poussées.
La méthode d’extraction des huiles de CBD par pression à froid
Il est tout à fait possible d’extraire du cannabidiol à partir de fleurs de CBD, sans utiliser de solvants ou autres matières. La méthode est simple, il suffit de congeler les fleurs de CBD puis de les écraser sous pression. Cela permet d’obtenir tous les cannabinoïdes de la plante de chanvre, mais aussi les terpènes et autres composants bénéfiques.
Cette méthode d’extraction est celle qui respecte le plus la plante et l’environnement. Le seul désavantage ? Son rendement est assez faible puisqu’elle nécessite beaucoup de matière pour une petite quantité d’huile de CBD. C’est la raison pour laquelle elle est peu utilisée à grande échelle.
L’extraction de l’huile de cannabidiol à base de solvants
La méthode d’extraction par solvant liquide est un processus bon marché, facile à mettre en place et donc souvent utilisé par les petits producteurs. Si elle est aussi appréciée, c’est parce qu’elle permet d’obtenir un rendement élevé pour des coûts plus faibles.
Pour extraire une huile de CBD à l’aide de cette méthode, il est nécessaire d’utiliser des solvants chimiques comme l’alcool isopropylique, l’hexane, le propane ou encore l’éthanol. Les plants de cannabis sont alors immergés dans l’un des solvants. L’évaporation permet ensuite de récupérer les cannabinoïdes et terpènes, pour bénéficier de l’effet d’entourage.
Si cette méthode permet d’obtenir une huile de CBD broad spectrum ou full spectrum, elle reste dangereuse. Utiliser des solvants chimiques entraîne en effet un risque important d’explosion puisqu’il s’agit de substances très inflammables. De plus, il est pratiquement impossible d’enlever toute trace de solvants dans le produit fini. Autre inconvénient majeur, ce processus a tendance à altérer les effets bénéfiques de l’huile de cannabidiol.
Extraire de l’huile de CBD à l’aide de solvants naturels
Pour éviter l’utilisation de solvants potentiellement nocifs pour l’organisme, certaines entreprises préfèrent utiliser la méthode d’extraction par solvants naturels. En fait, il s’agit tout simplement d’extraire du CBD grâce à une huile végétale comme l’huile de coco (MCT), l’huile d’olive ou encore l’huile de sésame.
À noter : La matière première utilisée (la fleur de CBD) doit avant toute chose être décarboxylée.
Dans un premier temps, il convient donc de faire chauffer la fleur de CBD dans l’huile de support choisie. Il est possible de placer les ingrédients dans le four pour quelques heures, ce qui rend la méthode accessible aux particuliers. Au cours de la cuisson, un processus de décarboxylation de la matière végétale s’enclenche. Les cannabinoïdes vont ainsi devenir actifs et se lier naturellement aux graisses et aux lipides de l’huile de support.
On obtient ensuite une sorte d’infusion qu’il faut laisser refroidir. Le mélange doit être filtré pour éliminer les résidus et le plus gros des fleurs de CBD. Cela permet d’obtenir une huile de cannabidiol agréable en bouche, contenant même les omégas de l’huile d’origine !
Bien qu’elle soit à la portée de tout le monde, cette méthode d’extraction comporte quelques désavantages :
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L’utilisation de hautes températures peut potentiellement altérer les propriétés du CBD et des terpènes.
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Il n’est pas possible de contrôler ce qui est extrait du chanvre.
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La durée de conservation du produit final est assez faible.
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La teneur en CBD n’est pas très importante.
Toutes ces raisons rendent l’extraction à l’huile limitée à un usage personnel.
Bon à savoir : Si vous souhaitez extraire vous-même du CBD, il est préférable d’opter pour une huile contenant une grande quantité de graisses saturées. Cette caractéristique améliore considérablement la biodisponibilité des cannabinoïdes.
Quelle est la meilleure méthode d’extraction pour obtenir de l’huile de CBD ?
En conclusion, chaque méthode d’extraction de l’huile de CBD comporte son lot d’avantages et d’inconvénients. Si la pression à froid semble être la méthode la plus saine, elle offre pourtant peu de rendement et n’est donc pas très utilisée par les professionnels. La méthode privilégiée est donc souvent celle du CO2 supercritique qui reste fiable, écologique et sécuritaire. En plus d’un meilleur contrôle des cannabinoïdes et des terpènes, elle n’altère pas la qualité du CBD et préserve toute la qualité du chanvre.