Le CBD aide-t-il vraiment contre les allergies au pollen ? Décryptage scientifique 2026, formes à privilégier et...
Le CBD pour améliorer ses performances sportives, interview Adil, champion de France de Jjitsu
Il y a quelques temps, nous avons rencontré Adil Salhi, 5 fois champion de France de Jujitsu Brésilien, alias JJB. Nous avons décidé de le suivre dans son aventure en le sponsorisant car nous sommes convaincus que le CBD peut l’aider à améliorer ses performances sur le tapis et son bien-être au quotidien. Nous l’avons interviewé afin de mieux comprendre son sport et son usage du CBD.
- Bonjour Adil, pouvez-vous nous en dire plus sur votre sport, le Jujitsu Brésilien ?
Le Jujitsu brésilien est un sport originaire du Brésil, inspiré du judo qui a été enseigné à une famille au Brésil, les frères Gracie. C’est un sport qui se pratique au corps à corps, qui commence debout, comme le judo ou la lutte, le but est d’amener l’adversaire au sol, une fois que le combat se passe au sol, il faut soumettre l’adversaire par des clés articulaires, des étranglements… C’est un sport plus technique que basé sur la force. Il est très fréquent de voir un combattant de 65 kilos battre un adversaire de 85 kilos. C’est un sport qui demande de la stratégie, de la souplesse et de l’explosivité. Il traumatise les articulations car on est dans des positions d’isométrie, on bloque parfois les articulations, les blessures sont fréquentes, et arrivent souvent lorsqu’il n’y a pas de maitrise. Les petites blessures sont obligatoires.
- Vous êtes champion de France de Jujitsu brésilien, 5 fois ce n’est pas rien, pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours ? A quel âge avez-vous commencé et comment en êtes-vous arrivé là ?
J’ai commencé le Jujitsu brésilien en 2013 j’avais 18 ans. J’ai découvert ce sport grâce à un garçon de ma classe qui en faisait et qui, à force de demander, a réussi par me convaincre. J’ai commencé à m’entraîner de manière occasionnelle à Lille, c’était secondaire, j’avais mes cours. Et, il y a 1 an et demi quand j’ai reçu mon diplôme, c’était un moment crucial, je devais faire un choix : me lancer dans ma carrière professionnelle liée à mes études, ou tenter ma chance en vivant de ma passion. J’ai pris le chemin le plus compliqué mais le plus beau à mes yeux et surtout le plus kiffant. Ça fait donc 1 an et demi que je m’entraîne de manière régulière sur Paris. Au début, je faisais tous les jours l’aller-retour Lille-Paris, c’est ma passion qui me faisait me lever tous les matins. Depuis juillet, j’ai la chance d’avoir un appartement sur Paris, de pouvoir m’entrainer complètement, d’être dédié à mon sport, d’avoir de plus gros objectifs et de pouvoir m’entraîner de manière plus professionnalisée. J’ai eu le titre de Champion de France en 2014, donc avant de m’y consacrer pleinement. Il faut savoir que c’est comme tous les sports, il y a des catégories. J’ai été champion de France ceinture blanche, 2 fois en ceinture bleue et 2 fois en ceinture violette. En Jujitsu brésilien, la ceinture bleue est équivalente à la ceinture noire au judo au niveau des années d’expérience, soit 3 à 4 ans pour l’obtenir. Le plus haut c’est la ceinture noire qui s’obtient en 10 ans. Tout ça pour dire que dès la ceinture bleue, les athlètes sont professionnalisés. Un champion du Monde ceinture bleue s’entraîne full time, a des sponsors, des subventions… J’ai enchaîné ces titres en France, maintenant je vais viser les compétitions internationales. J’ai eu la chance de participer pour la première fois aux championnats du monde à Los Angeles en juin.
- Quelle est votre routine d’entraînement ?
Je commence à m’entraîner à 10h tous les jours, de 10h à 11h je fais de la répétition technique, je travaille la stratégie, j’améliore les mouvements dans lesquels je suis bons. De la même manière qu’un basketteur qui est bon sur ses lancers va en répéter. De 11h à 12h je fais des combats, plusieurs sparrings de 7 min, sur 1h je vais en faire généralement 8 à 9. Une fois par jour j’essaye d’y aller fortement en intensité comme si j’étais en compétition. Je mets mon téléphone en mode avion pendant les temps entre les combats pour être vraiment focus sur l’entrainement. De 12h à 14h je me repose, je fais quelques tâches comme travailler sur mon ordinateur, je regarde des vidéos pour travailler sur des mouvements techniques, et je mange bien sûr. L’après-midi je recommence, de 14h à 15h je travaille ma technique, de 15h à 16h, en fonction des personnes présentes, soit je recommence des combats, soit je vais travailler sur mes points faibles. En dehors de ces heures auxquelles on ne touche pas et qui sont précieuses, je donne des cours. C’est ce qui me permet, pour le moment, d’avoir des revenus. En apprenant le Jujitsu à d’autres personnes, je retravaille également mes bases.
- Vous entraînez-vous en club ? Avez-vous un coach dédié ?
En Jujitsu brésilien ça fonctionne sous forme de team, le professeur que j’ai c’est Olivier Michaïlesco, qui est 4 fois Champion d’Europe. J’ai quitté Lille pour son savoir. Je l’ai rencontré en 2015, alors que j’avais été invité à l’INSEP, j’avais un combat avec lui et il ne payait pas de mine. Finalement après l’avoir combattu, j’ai eu l’impression de n’avoir jamais pratiqué ce sport. J’ai tout de suite voulu qu’il devienne mon coach, qu’il me pousse dans mon sport, qu’il me transfère son expérience. Souvent dans la carrière d’un athlète, comme partout d’ailleurs, un jeune manque d’expérience. Et ce qui est bien avec le fait d’avoir un coach, c’est le transfert d’expérience. Lui est passé par là où je suis passé, il a aussi des vus sur des personnes qui ont un parcours similaire au mien. Il va donc savoir me conseiller, m’orienter, aussi bien sur le tapis qu’en dehors : l’entraînement, le temps de repos, le régime alimentaire... La relation va au-delà du cadre sportif.
- Quel est votre pire souvenir en Jujitsu ?
J’ai un ami qui vient de Chine avec qui je m’entraîne souvent et avec qui je fais de la répétition technique. Il est arrivé en France pour ses études, puis il a goûté au Jujitsu brésilien et il n’est finalement jamais reparti. Depuis 3 ans il s’entraîne vraiment dur et donne tout pour sa passion. Il vient malheureusement de se blesser gravement à l’épaule et il est obligé de retourner en Chine pour se faire opérer. Il ne pense pas pouvoir revenir en France directement car il va devoir attendre 3 mois avant de pouvoir faire du sport, puis il va avoir 3 à 6 mois de rééducation. Je l’ai aidé à déménager avant qu’il reparte, ça m’affecte comme si c’est moi qui était blessé, je perds comme un frère. Je connais les sacrifices qu’il faisait, ça fait mal au cœur de voir quelqu’un partir sur une blessure.
- Et le meilleur ?
En 2018, je venais de décrocher un CDI après mon diplôme. A ce moment je m’entrainais moins, je commençais à avoir une vie de jeune diplômé vivant à Paris, je sortais après le travail pour boire un verre, et je sentais que je me perdais un peu. Je ne suis finalement resté que 3 mois là-bas. Cette période m’a permis de comprendre que je n’avais rien à faire ici et que j’avais envie de me donner à fond dans le Jujitsu. Au moins de juin, je me suis donc dit : ok j’arrête, je démissionne et je me mets à fond dans le sport pour gagner le Championnat de France. Il y a des bons combattants que j’ai envie de battre, c’est ma première année en ceinture violette, il faut que je gagne. Pendant 1 mois je me suis entraîné dur, j’ai fait des sacrifices, j’ai renoncé à la vie que j’avais et à la sécurité financière. Le jour du Championnat de France, j’ai fait une très belle performance et j’ai gagné. C’est cette petite victoire sur le mois que je me suis donné, cette discipline que je me suis imposé qui m’a convaincu dans mon choix. Je me suis dit : si tu as su le faire pendant un mois pour le Championnat de France, garde le cap, continue et tu pourras aller chercher tout ce que tu veux.
- Est-ce que vous avez senti que vous pouviez avoir besoin d’améliorer encore plus vos performances ?
Complètement. Aussi bien au niveau de la préparation physique que de la récupération. Contrairement aux brésiliens, aux américains, ou même à d’autres disciplines, on est moins suivis en dehors du tapis. Pourtant ce n’est pas des phases qu’il faut négliger, que ce soit la récupération, le traitement de petites blessures… Je sentais que je pouvais avoir besoin d’aide dans ces domaines-là. Puisqu’on ne pouvait pas me les apporter, je suis allé chercher moi-même.
- Est-ce que vous avez déjà eu des blessures qui vous ont empêché de pratiquer le Jujitsu ?
Je n’ai jamais eu de blessures graves. J’ai eu plusieurs petites blessures, récemment la nuque, j’ai un nerf qui s’est bloqué au niveau des cervicales, je n’ai pas pu m’entraîner pendant 2 semaines. J’ai le coude droit qui n’est pas complètement guéri et ça fait 1 mois que j’ai des petites douleurs. L’autre coude m’a empêché de bien m’entraîner pendant 1 semaine aussi et je n’ai pu faire que de la récupération technique. Je me suis aussi blessé de nombreuses fois les chevilles. Je commence aussi à avoir de l’arthrose dans les doigts. A chaque fois, je me dois d’adapter mon entraînement ce qui peut me pénaliser.
- Comment avez-vous connu le CBD ?
J’ai commencé à voir sur Instagram de plus en plus de personnes qui en prenait, principalement des sportifs. Les frères Diaz, Red Bowie, d’autres combattant de Jujitsu brésilien sponsorisés par des marques américaines de CBD. J’ai commencé à voir que dans plein de milieux différents le CBD commençait à apparaitre. Je savais alors que c’était possible pour moi aussi.
- Quel est votre usage du CBD ? Quel produit utilisez-vous le plus ?
J’utilise régulièrement l’huile sublinguale de CBD : 2 fois par jour. Quand je la prends je me sens moins crispé et moins tendu, particulièrement pendant les phases de récupération. Les crèmes fonctionnent aussi très bien pour les douleurs articulaires, que j’ai après l’entrainement. Je prends aussi du thé le matin, mais je n’en ai pas une utilisation particulière.
- Avez-vous vu une amélioration de vos performances après avoir commencé à en utiliser ?
Je n’arrive pas à savoir à quoi mes bonnes performances sont liées, par contre sur les phases de récupération et les blessures j’ai vu une nette amélioration. Par exemple je ressentais une douleur au coude et ça me tirait beaucoup le matin au niveau du tennis-elbow. Le fait de masser et d’appliquer la crème régulièrement me fait beaucoup de bien. Je dors bien et je me sens mieux sur les phases de récupération.
- Est-ce que vous avez senti que votre corps récupérait mieux après une blessure grâce au CBD ?
Sur les petites blessures oui, vraiment. Avant elles pouvaient trainer, mais maintenant je sais comment les soulager rapidement et efficacement grâce au CBD.
- Recommanderiez-vous le CBD à d’autres personnes pratiquant le Jujitsu Brésilien ? Et à tous les sportifs ?
C’est déjà fait ! A la salle, chaque jour, des personnes ont des douleurs. Comme j’ai toujours ma crème au CBD dans mon sac, je leur en passe et ils sont ravis. Certains sont même déjà venus au Lab du Bonheur pour en acheter, conquis par les effets du CBD.
Photo : @lunivers.BJJ